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Couple : comment réussir sa rupture

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Il est assez rare que la séparation intervienne alors que les deux conjoints ou partenaires sont au même stade aux regards de leurs sentiments l’un envers l’autre. D’où une souffrance évidente pour au moins l’un des deux. Réussir sa séparation n’est donc pas simple, mais il existe des clés pour s’en sortir la tête haute !

 

Bien évidemment, celui qui part est déjà prêt mentalement et psychologiquement lorsqu’il annonce son désir de séparation. Il a donc déjà accompli la démarche de deuil qui accompagne cette étape. Pour lui, le couple est déjà mort en quelque sorte et seules restent les formalités à gérer au mieux.

 


 

Cela est facilité lorsque le conjoint est amoureux d’une autre. Cela n’est pas le cas pour la conjointe ou la compagne, qui même si elle s’en doute, est généralement choquée, et refuse dans un premier temps cette réalité qu’elle n’a pas souhaitée. Un raisonnement valable que ce soit l’homme ou la femme qui prenne la décision.

 

Rupture : le moment du chagrin

La réaction logique est d’en vouloir au partenaire qui fait souffrir. Rien de plus normal, même si cela ne facilite en rien les relations, au contraire. C’est le moment du chagrin, de la colère, de la peur aussi qui l’emporte. Lorsqu’il y a adultère, des sentiments de revanche, voire de haine viennent s’ajouter à un état d’esprit qui va déjà vers le conflit.

 

Parfois jusqu’à des extrêmes inattendus. Nous connaissons pour la plupart des couples qui se sont déchirés avec violence et parfois méchanceté, des années durant. Il arrive aussi que la rupture se fasse assez doucement semble-t-il, mais simplement parce que le conjoint délaissé est abattu, mais n’hésite pas à revenir à la charge parfois quelques semaines, voire des mois après, souvent sous l’influence de proches.

 

Rupture : on se sent délaissé

Plus la personne délaissée aura la sensation d’être abandonnée injustement, plus elle aura tendance à vouloir restaurer sa confiance en elle en s’en prenant à l’autre. Une démarche qui apporte un soulagement, mais n’est pas constructive sur le fond d’un point de vue psychologique. Lorsque la question financière vient s’en mêler, cela peut tourner à la tragédie, car l’argent n’est en grande partie qu’un prétexte en dépit des apparences, mais de vengeance, de remords, de souffrance et donc d’émotions.

 

Pour ne pas en arriver là, il existe des solutions, ou pour le moins des précautions qui permettent de se séparer en évitant le pire.

 

Préparer le terrain
 C’est évidemment le partenaire qui décide d’en terminer qui peut procéder à cette phase préliminaire. La plupart des conjoints qui souhaitent partir le font instinctivement, mais surtout en pensant à prendre les dispositions les concernant. Or, si l’on souhaite que tout se passe pour le mieux, il est important de commencer à faire passer des messages permettant de faire connaître implicitement d’abord, puis de façon plus explicite, ses intentions.

 

La moindre des considérations est en effet de prendre en compte les sentiments de l’autre, et de faire en sorte que le choc soit le moins important possible. Impossible de l’éviter totalement, mais le fait de commencer à avoir des soupçons, de voir au jour le jour que l’amour n’est plus vraiment au rendez-vous, cesser d’avoir une vie sexuelle, autant de pas pour exprimer son envie d’en terminer. Sandrine, 31 ans, témoigne : « Nous n’avions rien prévu pour mes trente ans, et le soir il m’a demandé de m’habiller et m’a invitée dans un super restaurant, champagne, cadeau et tout le reste… Tout ça pour m’annoncer qu’il partait avec une autre six semaines plus tard ! » A votre avis, quelle a été sa réaction ? Evidemment, la séparation s’est très mal passée, car les messages qui ont précédé la rupture étaient en totale incohérence avec la décision prise.

 

Laisser s’exprimer les griefs
 Les meilleures précautions ne suffisent pas toujours. Lorsque la séparation ne résulte pas d’un accord mutuel, il faut s’attendre à ce que des griefs soient exprimés. Le partenaire qui décide de partir est habituellement celui qui doit assumer le rôle de « méchant » pour parler comme les enfants. Il faut donc qu’il se prépare à prendre sur lui pour entendre les reproches qui vont être énoncés, tôt ou tard. Mieux vaut que cela se fasse rapidement, car pour que le conjoint fasse son deuil lui aussi à son tour, il faut qu’il puisse être en capacité d’exprimer sa colère, sa tristesse, son amour déçu ou la sensation de ne pas avoir été pris en considération.

 

Rupture : vider son sac

Evidemment, le partenaire blessé ne prend pas forcément pour réceptacle de ses sentiments le mari volage. En fait, ce souvent ce sont les amies, la famille proche qui entendent en premier lieu les récriminations diverses, la déception ou la rage. Pour autant, il est impossible de faire le deuil d’une relation par personne interposée, il faut donc accepter d’affronter le conjoint et le laisser s’exprimer.

 

L’expression « vider son sac » prend alors tout son sens, et que les reproches soient justifiés ou pas, l’important est qu’ils puissent être entendus par la personne concernée. Inutile de répondre à ce moment précis, si la colère est présente. Mieux vaut attendre un moment plus propice. Ce moment où la personne délaissée peut s’exprimer est d’une importance capitale pour qu’elle soit capable de panser ses blessures.

 

Ne pas mentir en parlant de pause
 Il est assez logique que face à une situation traumatisante et emplie d’émotions, le responsable de la rupture se sente véritablement coupable. Généralement, il continue à éprouver quelques sentiments, ne fût-ce qu’en souvenir du passé, pour la personne à qui il annonce la nouvelle. Il n’est pas facile de réagir avec sang froid face à un conjoint que l’on a aimé et qui exprime sa souffrance. La tentation est donc grande de mentir par commisération, ou simplement pour calmer la situation.

 

Il est humain de se laisser aller à dire une petite phrase laissant entendre qu’après tout, la décision n’est pas encore totalement inébranlable. Mais attention, ce sera évidemment immédiatement interprété comme une possibilité de sauver le couple. « Reculer pour mieux sauter », c’est ainsi que l’on peut définir cette attitude qui a simplement pour conséquence de retarder l’échéance, mais aussi de donner de faux espoirs. Une volonté de bien faire qui risque par la suite de revenir en boomerang comme un reproche.

 

Parler des enfants
 Lorsque le couple a des enfants à élever, la situation est évidemment plus compliquée et implique de nombreux aménagements à prévoir, financiers et matériels, sans oublier qu’il faut leur annoncer la nouvelle. Les enfants sont le sujet sur lequel il est obligatoire de communiquer et sur lequel on peut se retrouver sans que cela ne se transforme en drame. En effet, le but des deux parents est de les préserver, et dans ces moments de crise, il s’agit quasiment du seul objectif commun qui reste au couple qui se meurt. Evoquer la façon dont on va leur apprendre la nouvelle, penser à la future organisation, autant de points délicats mais pour autant indispensables qui permettent de maintenir un dialogue.

 

Ce sujet est celui sur lequel vont se cristalliser bien des inquiétudes, en parler, rassurer l’autre paraît évident. D’autant que les enfants sont fréquemment le prétexte à dispute par la suite. Et lorsqu’ils sont adolescents, ils ont aussi leur mot à dire. Bien souvent d’ailleurs, ils donnent leur avis sans y être vraiment invités ! Les enfants sont le thème sur lequel la communication va et doit être maintenue, parfois pour bien des années. Un élément d’autant plus essentiel que l’on a pu constater que les pères perdaient tout contact régulier avec leurs enfants cinq ans après le divorce lorsqu’ils n’en ont pas la garde…

 

Continuer de communiquer à tout prix
 Vous l’aurez compris, le maintien de la communication est vital au moment de la rupture. Ensuite, les liens se distendent de façon naturelle. Rompre le dialogue à ce moment-là est le présage d’un divorce compliqué. En effet, c’est alors que les avocats prennent la parole, et cela n’est jamais très positif.

 

Lorsque l’on parvient à se mettre d’accord pour une procédure de consentement mutuel, il est possible de ne prendre qu’un avocat, ce qui facilite la situation. Mais si la situation s’envenime, deux avocats sont requis qui vont chacun justifier leurs honoraires en défendant les intérêts de leurs clients aux dépens parfois d’un accord moyen, mais qui aurait pu être considéré comme satisfaisant.

 

La communication directe entre les deux conjoints reste donc toujours délicate, mais essentielle. Les propos rapportés sont souvent déformés. Parfois, les amis de l’un ou de l’autre colportent des commentaires peu flatteurs qui ne font qu’envenimer les choses, souvent d’ailleurs dans l’espoir d’aider l’ami à tourner la page. Il ne faut donc pas reculer devant l’obstacle que représente parfois un dialogue difficile, et préférer parler sans aucun intermédiaire. La rupture du couple est déjà assez compliquée sans qu’il n’y ait en parallèle rupture du dialogue dans ce moment crucial.

 

Ne pas continuer à vivre ensemble
 Mieux faut ne pas mentir en faisant croire que la situation est peut-être réversible, et de la même façon, cesser la vie à deux est fortement recommandé dès que cela est réalisable. Lorsque l’on n’est pas marié, cela est assez simple à organiser, dans le cas contraire, il convient de s’assurer que cela peut se faire sans souci. Le principal est d’annoncer la date à laquelle on souhaite quitter le domicile commun, en discuter éventuellement si cela provoque des problèmes, notamment en termes de loyer par exemple. Et se conformer à la date choisie en déménageant.

 

Rester avec une personne à qui l’on a annoncé qu’on souhaite la quitter, et qu’on n’aime donc plus, ne peut que mener à une situation de plus en plus délicate si cela dure pendant des mois. Pas de précipitation donc, mais concrétiser la rupture signifie aussi passer à la séparation de corps.

 

S’appuyer sur autrui
La personne qui part a ses raisons et organise un nouveau mode de vie. L’autre a besoin à ce moment-là d’un véritable soutien, et de façon logique, son ex partenaire ne pourra remplir ce rôle bien longtemps. Comme pour toutes les épreuves, il convient alors d’être à même de s’appuyer sur des personnes aimantes et bienveillantes pendant la période où la rupture n’est encore totalement acceptée.

 

Il peut s’agir des frères et sœurs, des meilleurs amis. Ils ont un rôle essentiel à ce moment crucial pour permettre l’expression du chagrin. Encore faut-il que ces proches ne viennent pas rajouter de l’huile sur le feu de façon plus ou moins inconsciente. Il suffit d’être présent, apaisant et pousser peu à peu la personne vers l’avenir plutôt que de se pencher sans cesse sur un passé qui n’est plus. Attention donc à l’isolement qui peut parfois être un facteur de dépression !

 

Eviter les médicaments
 Il ne s’agit pas tant d’éviter les médicaments que d’interdire l’automédication. Si la déprime pointe le bout de son nez, il arrive que cela se transforme en véritable dépression. Dans ce cas, l’entourage peut aussi avoir son importance pour qu’une visite médicale ait lieu, quitte à appeler soi-même le médecin de famille. Il existe en effet des traitements relativement légers qui ont un bienfait quasiment immédiat. Pourquoi se priver d’un soulagement ?

 

Le plus important est de suivre l’ordonnance à la lettre et de ne pas poursuivre le traitement plus longtemps. En retrouvant le sommeil ou en retrouvant l’appétit, le moral reprend souvent une pente ascendante. Pas de fierté mal placée donc, si l’on se sent mal, si mal que l’on perd un peu goût à la vie, mieux vaut consulter.

 

Consulter un thérapeute ou un médiateur
 Dans un autre ordre d’idées, lorsque la relation s’envenime à tel point que le dialogue s’avère quasiment impossible, il est intéressant de mener une démarche qui n’est pas encore tellement dans les mœurs en France, mais qui porte pourtant ses fruits. Les thérapeutes de couple permettent d’envisager la rupture sous l’angle psychologique et sont totalement neutres vis-à-vis des deux parties.

Ils parviennent à apaiser les situations complexes et s’ils ne sont pas là pour décider des aspects juridiques et financiers, ils permettent de renouer le dialogue ; ce dialogue indispensable pour mener à bien la séparation. Attention cependant à bien consulter le bon thérapeute avec l’objectif d’une séparation réussie et non pas d’une nouvelle vie commune. Cela doit être clair dès le départ.

 

Le médiateur quant à lui à un rôle plus juridique. Il permet de ne pas avoir recours directement à deux avocats, et dénoue certaines des questions concernant par exemple la garde des enfants ou les principales questions financières. Un accord peut alors survenir. La principale difficulté est déjà de s’entendre pour consulter l’un ou l’autre de ces spécialistes.

 

Prendre le temps et penser à l’avenir
 Tous les éléments qui précèdent ont pour but de faire le deuil d’une relation qui se solde par un échec. Cela ne se fait pas par un coup de baguette magique, il faut donc intégrer le fait que du temps va passer avant que l’on ne puisse revoir l’avenir sous un angle plus riant. Le nombre d’années que l’on a passé avec le conjoint, les enfants, l’âge que l’on a, le caractère, sont autant d’éléments qui jouent en faveur ou en défaveur d’une reprise en main rapide de la situation. C’est le moment privilégié pour se souvenir de toutes les femmes délaissées qui ont retrouvé une nouvelle vie, souvent plus heureuse que la précédente, en tous les cas différente…

 

 

 

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